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16/12/2007

Des vigiles à l’université de Picardie.

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Hier, j’avais un rêve devenu dès potron minet cauchemar.

Hier, le père noël au campus, aujourd’hui le père fouettard au pôle cathédrale, st leu et en art !

Les étudiants ont été réveillés et expulsés par le président et des vigiles, ils avaient évidement oublié les croissants et le café…

Comment un président « juriste de gauche » a-t-il pu avec recours à une milice privée pour « sécuriser des locaux » ?

Les sites sont certainement moins en sécurité aux mains des « bloqueurs du président » qu’ils ne l’étaient avant ! Et que va-t-il se passer demain matin ? Quelles missions ont été assignées aux vigiles ?

Plusieurs sénari possibles :

-    les locaux sont ouverts, les étudiants entrent, bloquent à nouveau, la tension monte et les CRS arrivent (cela dit au moins eux sont des fonctionnaires en charge de l’ordre public et non des pauvres gars caricaturaux comme ceux qui nous sont donnés à voir), et les cours n’ont pas lieu.

-Face aux risques de troubles à l’ordre public, le président maintien la fermeture administrative et les cours n’ont pas lieu.

-    Ou que sais-je encore ?

Dans tous les cas de figure, l’objectif poursuivi par le président et censé justifier sa décision inacceptable n’est pas atteint, les cours ne reprendront pas.

Le président a sorti la grosse artillerie (et la pire qu’il soit) à nous de faire front et de passer à l’action.

Qui acceptera d’assurer sa mission de participation au fonctionnement du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche dans ces conditions : locaux débloqués par la violence non légitime, vigiles à l’entrée (on ne sait pas quel rôle ils vont jouer demain).

Usons de notre droit de retrait, demandons des comptes politiques, juridiques, administratifs et comptables au Président sur cette décision de recours à une société de sécurité et plus généralement sur sa gestion du mouvement..

Sandrine.

Pécresse-Faure : même combat ?

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Ce dimanche Georges Fauré, président de l’université de Picardie vient de faire expulser ce matin les « bloqueurs » par des vigiles qui appartiendraient à une entreprise de vigiles parisienne.

Lors de son élection, où il était outsider, son syndicat écrivait :  « Une grande victoire syndicale sur Amiens : Georges FAURE, maître de Conférence à la faculté de droit et militant du Snesup, vient d’être élu 9ème Président de l’Université de Picardie » 

Son syndicat est-il fier de celui qui pour la première fois a recours à des vigiles pour faire évacuer des étudiants ?

Qu’il soit attentif et responsable de la sécurité dans les universités de Picardie, c’est là son rôle – utiliser une telle méthode, est-ce acceptable ?

Les Présidents d’université sont seuls habilités à faire entrer les forces de l’ordre sur les campus – si des réelles menaces existaient, il était envisageable de demander aux forces de l’ordre de la Nation de prendre toutes mesures.

Là, il préfère utiliser les méthodes de certains patrons d’entreprises (heureusement minoritaires et souvent condamnés moralement par leurs pairs) pour faire régner l’ordre !

Est-ce cela l’autonomie des universités ? Est-ce la méthode pour amener la sérénité au sein d’une faculté ?

Georges Fauré cherche à se donner une image d’homme à poigne ?

En tout état de cause, s’il veut avoir des comportements de « patron » qu’il médite cette phrase de Jules Romains : « Le vrai patron est quelqu’un qui se mêle passionnément de votre travail, qui le fait avec vous, par vous ».

 Blaise

Du renouveau de la mobilisation... : les facs à Amiens.

2578abf5bef9d595ff4ba0a05d3d6273.jpg« I have a dream » : lundi, les étudiants reprennent le chemin des salles de cours, des bibliothèques et se mobilisent autrement contre la LRU et les projets de réformes universitaires et sociaux à venir.

Ils n'ont plus 5 ans, enfermés dans la pensée magique de leur toute puissance, mais ils ont grandi : ils ont fait le bilan de leur mobilisation et sont convaincus que leur combat est juste mais que leur moyen d'action a atteint ses limites, le blocage jusqu'à noël n'est pas la solution. Ils ont donc décidé de faire « de la mobilisation autrement » : ils dévoilent les contre-propositions sur lesquelles ils travaillent depuis des semaines, et sur cette base, ils organisent tous les jours un débat (avec les autres membres de la communauté universitaire)de 12H30 à 13H 30 sur un des points clés de la loi. Ils mènent des actions inventives pour faire parler de leurs mouvements. Et comme ils sont forts en plus ils valident leur semestre...

J'espère ne pas me réveiller lundi matin sur ma placette au milieu d'un camp retranché avec d'un côté les bloqueurs déterminés (à quoi?) et de l'autres des anti-bloqueurs également déterminés (à quoi? ) chacun prêt à tout pour ne pas prendre la face. Seulement voilà, il ne s'agit plus de ne pas perdre la face, il s'agit de sauver ce qui peut encore l'être : la défense d'une cause juste (l'abrogation, ou l'aménagement de la LRU) et une année universitaire.

Sandrine.

 
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