Avertir le modérateur

29/09/2008

Parlons cinéma!

parlez.jpg

Parlez-moi de la pluie

 

Une Jaoui candidate à des élections pour cause de quota, un Bacri reporter de documents qui se nourrit en filmant des mariages, un Debbouze réceptionniste d’un hôtel et reporter « amateur » au sens premier du terme.

Ces trois personnages vont tenter de cohabiter le temps d’un tournage d’un documentaire sur les femmes qui ont réussi. Jaoui est une femme qui veut voir reconnaître son statut de femme mais qui ne peut se résoudre à se contenter de le faire au nom des quotas, elle aimerait garder son amant, elle aimerait garder ses souvenirs d’enfance et la maison de sa mère, elle aimerait vivre.

Bacri, looser par excellence qui a un jour réussi un documentaire sur la corrida et qui depuis 20 ans tente de prolonger cette réussite mais il aimerait pouvoir profiter de son fils, être reconnu dans ce métier difficile. Debbouze, c’est le beur qui tente de faire oublier son statut et aspire à une vie de « français ».

 

Un point commun, dans leur vie, ils ont été victimes d’humiliations, de mépris – Jaoui, trop intellectuelle pour se contenter de son statut de politique au rabais ; Bacri qui ment qui se ment et qui sent bien la gentille compassion que certains concèdent à lui accorder – Debbouze, humilié d’être ramené à être un fils d’émigré, du pharmacien qui tutoie sa mère et qui lui donne la posologie des médicaments à prendre en les désignant par leur couleur et non leur nom.

 

En province, une parisienne vit quelques jours avec ces (ses) deux « cinéastes ». Un film ciselé : dialogues, lumière… drôle car les gens mal à l’aise sont toujours drôles pour les autres – un mal de vivre, un mal d’aimer, un avenir bouché, une fin de vie sans espoir.

Le film est lent, peu paraître sur-travaillé donc encore plus lent mais les amateurs de Jaoui-Bacri trouveront leur compte.

faubourg.jpg

 

Faubourg 36

 

Oubliez les choristes sinon la déception est au rendez-vous !

Barratier nous emmène et nous restitue les années 36 – si elles revenaient d’actualité (chômage, cracks financiers, montée de l’intolérance, absence de décisions gouvernementales adaptées) ?

Des chômeurs caressent le rêve fou de racheter leur cabaret et de monter leur propre affaire – propriétaire véreux et fasciste, police aux ordres ou presque ne facilitent guère leur réussite. On croirait entendre du Berthe Sylva chantant « les roses blanches » ! C’est bien fait, un Pierre Richard en compositeur à la Charles Trenet mais incontestablement aurait pu mieux faire. Un film comme on aimait les voir dans les cinémas de quartier, plus mélo que dramatique !

murs.jpg

 

Entre les murs

 

Le collège en 2008, élèves de 4°, entouraient de professeurs découragés.

Une espèce de docudrame, pas tout à fait la vérité, pas tout à fait du cinéma. Un professeur de français tente à travers le « journal d’Anne Franck » et une approche de l’imparfait du subjonctif de démonter à ses élèves que l’on peut vivre différemment que dans leur collège en ZEP dans le XX° arrondissement de Paris. Une classe multiculturelle, enfin qui devrait l’être car composée de « français », de black, de beur, d’asiatiques – en fait une seule culture celle de leur quartier et de leur enfermement – enfermement de la langue, du racisme quotidien. Des parents pleins de bonne volonté qui souhaitent que leurs enfants entrent au lycée Henri IV, évitent le lycée professionnel – des élèves qui se voient « flic » par provocation, une grande majorité qui a compris que leur avenir était déjà tracé –exclusion, chômage, violences. Il n’y a pas la poésie et l’espoir du documentaire « Etre et Avoir » - un constat : les profs doivent acheter la paix sociale, une hiérarchie en dehors des réalités et incapable de soutenir, aider, dynamiser ses profs et au milieu de cela des élèves, des ados pleins de questionnements sur la vie, les véritables objectifs de l’école de la république.

Des questions mais des réponses que nous pouvons donner – pas d’héritage culturel, pas d’espoir !

sego.jpg

 

Ségolène Royal fait son cinéma !

 

Affligeant son show au Zénith, elle fait du cinéma – à gerber ! Quand je disais qu’il fallait se méfier des Zénith !!

 

A propos du cinéma Gaumont à Amiens, peut-on un jour espérer un escalator qui marche, un sèche mains qui marche, éviter des longues files avant d'entrer dans la salle!!

Blaise

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu