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07/01/2008

Les colons de l’Arche de Zoé ?

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Le reportage de France 3 est un véritable réquisitoire contre Eric Breteau et Emilie Lelouch.

Voir cette dernière faire ouvrir la bouche d’un enfant pour évaluer son âge, cela rappelle des sinistres souvenirs.

Comment une ONG a-t-elle pu en arriver là ?

Tout d’abord, il paraît indispensable de cesser de parler d’ONG et même de l’Arche de Zoé. 

Il faudra à l’avenir évoquer les cas d’Eric Breteau et Emilie Lelouch qui sont les cerveaux de cette opération. De toute évidence, leurs collaborateurs français et tchadiens ont été trahis – inspirés par les sentiments nobles de sauver des enfants, ils ont été embarqués dans cette opération très douteuse.

Documents falsifiés, changement de nom et de responsables de l’association, ces fautes ont été clairement établies dans le reportage.

Sachant, en plus,  que ramener en France des enfants africains est une aberration humaine et déontologique.

Il n’est plus possible de parler d’amateurisme ou de légèretés mais bien d’une opération de « chasse aux petits africains ».

La justice tchadienne a statué et de manière définitive, la justice française est saisie. Le parquet a été alerté par le ministère des affaires étrangères et une enquête est en cours.

Certaines familles françaises auraient l’intention de porter l’affaire devant les tribunaux – pourront-elles le faire ? Il semblerait que certaines familles, à travers des forums, cherchaient un moyen d’obtenir des adoptions. Comment imaginer que d’importantes sommes auraient été versées à ladite association, par certaines familles, si l’on n’est pas dans ce contexte d’adoption.

On comprend aisément les angoisses de Breteau : devant la justice tchadienne, il était facile de passer pour un bouc-émissaire, de dire que le procès n’était pas un procès équitable, que le politique avait peut-être eu une influence sur les juges tchadiens.

En France, tous ces arguments seront inexploitables – il faudra faire face à une justice sereine.

Autre détail navrant – pour tenter de convaincre certaines familles françaises qui avaient des préoccupations humanitaires, juridiques, face à cette opération, Eric Breteau et son égérie ont invoqué des appuis politiques au sommet de l’Etat.

Beaucoup de policiers et de magistrats vous diront que cet argument est un argument souvent servi et de tout temps, par des malfrats pour justifier leurs actions : attention, ils auraient des appuis politiques ! Les proxénètes de haut vol sont friands de cet argument.

Déshonorer les ONG et les mettre dans des situations difficiles dans certains pays, abuser de parents africains en grandes souffrances et qui veulent sauver leurs enfants (jusqu’à l’abandon), abuser de familles françaises en mal d’enfant, jeter l’opprobre sur les politiques français, embarquer des bénévoles dans une telle aventure et qui ont été condamnés –que la justice passe au nom de toutes ses victimes !

Blaise.

31/12/2007

Arche de Zoé : justice française sous influence ?

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Les membres de l’Arche de Zoé, condamnés par la justice Tchadienne, sont de retour sur le sol de France et incarcérés.

Il semblerait que l’administration pénitentiaire, certainement sur instructions, ait donné quelques dérogations pour les droits de visite.

Le propos n’est pas d’exiger de cette administration une rigueur absolue dépourvue d’humanité – il faut reconnaître qu’elle a un rôle bien difficile : on lui confie avec ses biens modestes moyens, un nombre croissant de prisonniers et elle doit faire face SEULE à ces arrivées massives.

Par contre, il est un milieu où l’injustice est mal vécue, c’est la prison.

Les autres prisonniers, qui ont un « profil médiatique » moindre, risquent de très mal vivre ces dérogations.

Il est bon de rappeler que les membres de l’Arche de Zoé sont des condamnés définitifs et qu’à ce titre leur culpabilité est établie. Certes, on peut se poser la question de savoir s’ils ont bénéficié d’un procès équitable – pour un procès qui a eu lieu au Tchad, beaucoup de tchadiens aimeraient avoir la « même justice » !

Le Tribunal aura à adapter au droit français une peine inexécutable en France, à savoir, une peine de travaux forcés mais en l’état, rien d’autre.

Maître Gilbert Collard, avec sa fougue habituelle, promet devant le tribunal des demandes tendant à voir annuler ce procès ou je ne sais quel argutie juridique.

La justice française aura la sérénité d’appliquer la loi, toute la loi, rien que la loi – elle devra également répondre aux familles qui réclament justice pour ne pas avoir eu les adoptions promises.

Dans une salle d’un tribunal, il y a les juges, le magistrat du Parquet qui représente la société, les avocats de la défense et si besoin de la partie civile – les médias ne sont pas et ne doivent pas être « partie » au procès !

Alors la loi rien que la loi même pour l’Arche de Zoé.

Lafleur.

 
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