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12/01/2008

De Robien c’est Sarkozy, Demailly c’est Royal, qui sera Bayrou ?

7cf544cf9f875cfcbdf19258c5f7ee48.jpgFrançois Fillon, lors d’un « meeting » en présence de Tony Blair a nettement déclaré que  les élections municipales seraient un enjeu national.

Il devrait peut-être se souvenir que les dernières élections régionales, qui n’avaient pas été présentées comme un enjeu national, ont été très favorables à la gauche !

Il est vrai qu’en ce moment, on peut avoir la nette impression que les hommes politiques aiment à se tirer une balle dans le pied !

Alors, si cette règle du jeu est instaurée (elle avait été un peu initiée par François Hollande) : Gilles de Robien est Nicolas Sarkozy et Gilles Demailly est Ségolène Royal.

En un mot, on fait un troisième tour des élections présidentielles ou un sondage d’opinion grandeur réelle ?

Arriverons-nous un jour à nous sortir de la campagne présidentielle permanente ?

Depuis 2002, nous sommes en campagne : Chirac ayant été élu, dans des conditions particulières, très vite les observateurs politiques, les Français lui ont cherché un successeur.

La campagne présidentielle de 2007 étant passé : on sent déjà des frémissements pour 2012. Ségolène Royal souhaite prendre la tête du PS pour se positionner en 2012, François Bayrou pense à 2012 et pas uniquement quand il se rase.

Jean-François Copé (peut-être sur le ton de la plaisanterie) pense à 2017.

Les élections présidentielles, c’est un projet politique défendu par un homme ou une femme et qui va à la rencontre de la France. Les élections municipales, c’est un projet politique pour la ville défendu par un homme ou une femme qui va à la rencontre de sa ville.

Comment vivrons-nous demain à Amiens ? : Tramway ou pas ? Priorités aux piétons ou à la voiture ? Cantines scolaires en régie ou maintenues au privé ? Des crèches, des maisons de retraites ?

C’est cela que les Amiénois attendent. Un débat démocratique de qualité sur l’avenir et le devenir d’Amiens et avec quelle équipe municipale.

Bien évidemment, l’étiquette politique des candidats maires a son importance, elle donne une tonalité sur leurs orientations municipales.

Soyons réalistes et sortons un peu du cas d’Amiens (un peu spécial Amiens : de Robien sans étiquette tout en étant un ancien UDF mais pas un Nouveau Centre et pas un UMP avec qui il semble avoir quelques contrariétés avec Alain Gest) – imaginons que toutes les villes de plus de 150.000 habitants passent à la gauche.

Certes Nicolas Sarkozy ferait certainement une grosse colère et au gouvernement des têtes tomberaient mais il ne démissionnerait pas pour autant.

Dans l’hypothèse inverse, il triompherait mais l’avenir de la France ne serait pas modifié.

En cas d’échec électoral, il referait un remaniement ministériel et pratiquerait encore plus l’ouverture, ce qui conduirait à affaiblir encore plus le PS et le Modem.

Si les médias, les hommes politiques ont sans cesse la tentation de nous inciter à voter pour une autre élection que celle à laquelle nous sommes appelés à voter, nous allons à la catastrophe.

L’enjeu des élections de mars 2008, c’est l’avenir de notre ville, à chacun de nous de choisir en notre âme et conscience le candidat(e) le plus compétent et proche de nos souhaits pour qu’Amiens soit une ville prospère et agréable à vivre. Ne nous laissons pas voler nos élections et cessons de réagir par rapport aux élections présidentielles.

Sinon, il faut pousser le raisonnement jusqu’au bout : désignons un président(e) de la république et donnons-lui tous les pouvoirs : région, cantonales, mairies.

Il serait souhaitable que les Français prennent l’habitude de voter POUR un projet et non CONTRE un projet politique. Respectons la démocratie.

Il existe de nombreux moyens de faire connaître son mécontentement contre le président et le gouvernement en place quel qu’il soit.

Par contre, il serait bien que la campagne municipale commence et que les listes soient publiées.

Blaise.

11/01/2008

Si Royal avait fait du Sarkozy ?

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En 1981, lors de la campagne électorale des présidentielles, certains hommes politiques de droite tentaient de terroriser  le bon peuple de France, en faisant croire, que si Mitterand et l’Union de la gauche arrivaient au pouvoir, nous aurions les chars russes aux portes de Paris (pour les plus jeunes demandaient à vos parents, vous avez bien lu en 1981 et non 1881).

La gauche était sensée avoir « le monopole du cœur », comme disait et contestait Giscard, à savoir des doux rêveurs totalement hermétiques à l’économie, aux finances à la vie industrielle.

Tout juste bon pour la culture (des cultureux) et éventuellement un peu l’enseignement.

Le sérieux : la diplomatie, l’armée, les finances, la police, c’était la droite.

Cette image a collé longtemps à la gauche puis des Rocard, Delors, Fabius, DSK ont démontré que les finances publiques, ils connaissaient aussi -  de plus les chars russes ne sont pas venus à Paris et Mitterand a même réussi à scier la branche au PC qui ne s’en est jamais vraiment remis.

Les cohabitations, Jospin etc. ont changé les mentalités mais des scories voire des séquelles restent et lorsque Ségolène Royal a été candidate, de nombreux politiques et observateurs n’ont pas manqué de rappeler ses insuffisances, son manque de réponse à la mondialisation, au pouvoir d’achat, au chômage etc.

Nicolas Sarkozy a été élu. Toujours convaincu d’être en campagne électorale, il promet et le lendemain, il dit le contraire ou le fait dire par ses collaborateurs ou ministres.

Le dernier exemple en date, les 35 heures.

Alors imaginons que Ségolène Royal ait été élue aux lieu et place de Nicolas Sarkozy.

Si elle avait eu une telle attitude (entre-nous hypothèse plausible, car pendant la campagne, elle a eu quelques virages à 90°) que n’aurions–nous pas entendu sur l’incapacité de la gauche à gouverner ?

Comme Sarkozy, elle avait quelques soucis « conjugaux » (quand on y réfléchit, ils ont des points communs !!) – la presse se serait déchaînée sur l’exposition indécente de la vie privée.

Les Français auraient du voter Bayrou ! Une prochaine fois, peut-être !!

Blaise et Lafleur – anarchistes d’un jour-

07/01/2008

Les colons de l’Arche de Zoé ?

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Le reportage de France 3 est un véritable réquisitoire contre Eric Breteau et Emilie Lelouch.

Voir cette dernière faire ouvrir la bouche d’un enfant pour évaluer son âge, cela rappelle des sinistres souvenirs.

Comment une ONG a-t-elle pu en arriver là ?

Tout d’abord, il paraît indispensable de cesser de parler d’ONG et même de l’Arche de Zoé. 

Il faudra à l’avenir évoquer les cas d’Eric Breteau et Emilie Lelouch qui sont les cerveaux de cette opération. De toute évidence, leurs collaborateurs français et tchadiens ont été trahis – inspirés par les sentiments nobles de sauver des enfants, ils ont été embarqués dans cette opération très douteuse.

Documents falsifiés, changement de nom et de responsables de l’association, ces fautes ont été clairement établies dans le reportage.

Sachant, en plus,  que ramener en France des enfants africains est une aberration humaine et déontologique.

Il n’est plus possible de parler d’amateurisme ou de légèretés mais bien d’une opération de « chasse aux petits africains ».

La justice tchadienne a statué et de manière définitive, la justice française est saisie. Le parquet a été alerté par le ministère des affaires étrangères et une enquête est en cours.

Certaines familles françaises auraient l’intention de porter l’affaire devant les tribunaux – pourront-elles le faire ? Il semblerait que certaines familles, à travers des forums, cherchaient un moyen d’obtenir des adoptions. Comment imaginer que d’importantes sommes auraient été versées à ladite association, par certaines familles, si l’on n’est pas dans ce contexte d’adoption.

On comprend aisément les angoisses de Breteau : devant la justice tchadienne, il était facile de passer pour un bouc-émissaire, de dire que le procès n’était pas un procès équitable, que le politique avait peut-être eu une influence sur les juges tchadiens.

En France, tous ces arguments seront inexploitables – il faudra faire face à une justice sereine.

Autre détail navrant – pour tenter de convaincre certaines familles françaises qui avaient des préoccupations humanitaires, juridiques, face à cette opération, Eric Breteau et son égérie ont invoqué des appuis politiques au sommet de l’Etat.

Beaucoup de policiers et de magistrats vous diront que cet argument est un argument souvent servi et de tout temps, par des malfrats pour justifier leurs actions : attention, ils auraient des appuis politiques ! Les proxénètes de haut vol sont friands de cet argument.

Déshonorer les ONG et les mettre dans des situations difficiles dans certains pays, abuser de parents africains en grandes souffrances et qui veulent sauver leurs enfants (jusqu’à l’abandon), abuser de familles françaises en mal d’enfant, jeter l’opprobre sur les politiques français, embarquer des bénévoles dans une telle aventure et qui ont été condamnés –que la justice passe au nom de toutes ses victimes !

Blaise.

31/12/2007

Arche de Zoé : justice française sous influence ?

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Les membres de l’Arche de Zoé, condamnés par la justice Tchadienne, sont de retour sur le sol de France et incarcérés.

Il semblerait que l’administration pénitentiaire, certainement sur instructions, ait donné quelques dérogations pour les droits de visite.

Le propos n’est pas d’exiger de cette administration une rigueur absolue dépourvue d’humanité – il faut reconnaître qu’elle a un rôle bien difficile : on lui confie avec ses biens modestes moyens, un nombre croissant de prisonniers et elle doit faire face SEULE à ces arrivées massives.

Par contre, il est un milieu où l’injustice est mal vécue, c’est la prison.

Les autres prisonniers, qui ont un « profil médiatique » moindre, risquent de très mal vivre ces dérogations.

Il est bon de rappeler que les membres de l’Arche de Zoé sont des condamnés définitifs et qu’à ce titre leur culpabilité est établie. Certes, on peut se poser la question de savoir s’ils ont bénéficié d’un procès équitable – pour un procès qui a eu lieu au Tchad, beaucoup de tchadiens aimeraient avoir la « même justice » !

Le Tribunal aura à adapter au droit français une peine inexécutable en France, à savoir, une peine de travaux forcés mais en l’état, rien d’autre.

Maître Gilbert Collard, avec sa fougue habituelle, promet devant le tribunal des demandes tendant à voir annuler ce procès ou je ne sais quel argutie juridique.

La justice française aura la sérénité d’appliquer la loi, toute la loi, rien que la loi – elle devra également répondre aux familles qui réclament justice pour ne pas avoir eu les adoptions promises.

Dans une salle d’un tribunal, il y a les juges, le magistrat du Parquet qui représente la société, les avocats de la défense et si besoin de la partie civile – les médias ne sont pas et ne doivent pas être « partie » au procès !

Alors la loi rien que la loi même pour l’Arche de Zoé.

Lafleur.

 
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