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06/03/2008

Municipales à Amiens : débat France Bleu Picardie !

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Ce mercredi soir de 18h à 20h, France Bleu Picardie et le Courrier Picard organisaient à la « Croustille » une table ronde avec les six candidats.

Peu d’illusions à se faire avec ce type de débat, alors quelques impressions, quelques touches de peinture :

Bruno Paleno (LO) : il espère faire la révolution à Amiens, le matin du grand soir… 

Dominique Fachon (du parti Fachon avec un doigt de CNI) plane avec son aéroport : voudra-t-elle comprendre qu’un aéroport ne se construit pas comme une maison et que les personnels sont soit des personnels de la fonction publique, recrutés sur concours nationaux (police de l’air, douanes etc.…) que le personnel naviguant est un personnel très spécialisé et pour les emplois les plus modestes, il y a des appels d’offres (pour les entreprises de nettoyage) et les grandes entreprises parisiennes ou lilloises, vu la proximité, risquent d’emporter les marchés sans employer un seul amiénois : comme disait la chanson ça plane pour moi ! Attention on est à deux doigts du crash !

Yanick Leflot-Savain (Modem ou Mauxdem): elle pense attirer des entreprises, en demandant à la SNCF de mettre un lien sur son site Internet pour indiquer aux amiénois (qui bien évidement n’y avaient jamais pensé !) qu’ils peuvent circuler facilement d’Amiens par le TGV, en allant à la gare à betteraves. Au fait, on y va comment à la gare à betteraves ! Merci à François Bayrou d’avoir l’extrême bonté de faire le ménage !!

Francis Dollé (LCR) : incontestablement plus réaliste, certes « révolutionnaire » mais conscient que le maire d’Amiens ne sera jamais en mesure de changer la politique nationale et assez sensible à l’écologie. Il serait bien qu’il soit au sein du Conseil municipal.

Gilles Demailly (PS) : décevant sur la forme et le fond ; sur la forme, pour un universitaire (sciences dures de plus) quelques difficultés à s’exprimer, manque de rigueur dans son discours très consensuel, pour employer un grand mot, il est peu charismatique. Cela ne veut pas dire qu’il serait un mauvais maire, car aux municipales c’est une équipe municipale et ce qui doit être rappelé, c’est qu’à la mairie d’Amiens (je parle des personnels non politiques, des fonctionnaires territoriaux) dispose d’une équipe de très haut niveau – [Vous savez ces fonctionnaires dont on dit le plus grand mal, ces nantis qui font la sieste toute la journée et qui ont 16 mois de salaires par an (je sens que je m’énerve) et bien ces « technocrates » sont d’excellente qualité à Amiens.]

Gilles de Robien (SE) : égal à lui, j’ai fait, je ferai. A l’aise car ayant une bonne connaissance des dossiers et rompu au dur sport des médias. Par contre, très abscons, sur le devenir d’Amiens et les véritables problèmes de développements de la ville.

Vous avez bien ressenti, que je suis un peu agacé. J’attendais autre chose pour Amiens.

Ce sera donc un vote par défaut !

Blaise.

05/03/2008

Municipales à Amiens : les professions de foi!

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Les professions de foi étaient encore, il y a quelques années, des documents censés renseigner les électeurs sur les programmes des candidats.

Les moyens de communication ont changé, les médias, les sites Internet etc.

Ces professions foi permettent de mieux « cibler » les candidats, donne-moi ta profession de foi, je te dirai qui tu es !!

Cependant ces documents devraient être assez emblématiques des programmes (les professions de foi, par ordre alphabétique des noms des têtes de liste) :

Gilles Demailly, un « éditorial programme » évoquant le mécontentement des amiénois, donnant une connotation nationale à l’élection, par le rejet de la politique de Nicolas Sarkozy et une future force de gauche à trois niveaux, région, cantonales et municipales.

Au verso, une synthèse de ses propositions.

Gilles de Robien,  un « éditorial » court et totalement apolitique, il rappelle le rassemblement de 18 ans à 79 ans et comme d’habitude un mot personnalisé.

Au verso, une photo de la liste, un court message de politique local et les références de son site Internet.

Deux moyens de communiquer très différents : Gilles de Robien, des photos de qualité, des logos (mon parti, c’est Amiens) pour rappeler ses documents antérieurs, la présence d’Internet, en résumé un document très moderne et très marketing.

Gilles Demailly, un document moderne mais moins agence de COM, de toute évidence axé sur le faire-savoir, certainement pour à contrario sous-entendre qu’il ne veut se limiter au faire-savoir.

Francis Dollé, fidèle à la tradition de l’extrême gauche, mettre un maximum d’informations sur le document. Un « éditorial » plus dans le style Arlette que le style Besancenot (en médaillon souvenir sur le document), au verso, le maximum de points du programme. Des références au site et les logos des partis concernés.

Dominique Fachon, un besoin de se faire connaître, une grande photo, comme par hasard beaucoup de couleur orange, au cas où quelques modémistes mal informés pourraient croire. Au verso, un peu à la de Robien, le talent en moins.

Yanick Leflot-Savain, du orange, du orange vous dis-je !! avec sa photo. Au verso, quelques mots écrits à la « main », un « édito » très « consensuel », puis de nouveau sa photo et un mini-cv. Pas de référence à son site, alors que les électeurs de François Bayrou ont été de grands blogueurs aux présidentielles, aucune référence à ses colistiers.

Sans mauvais jeu de mot, il n’y a pas photo : d’une part les deux Gilles puis l’extrême gauche avec son discours traditionnel et deux anciennes colistières de Gilles de Robien, qui rêvent de faire des professions de foi, comme lui mais faut pas rêver, ce n’est même pas à la manière de, juste des  « photocopies »!!

Blaise.

04/03/2008

De Robien et Demailly, les grands travaux à Amiens ?

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Les grands chantiers réalisés à Amiens, par Gilles de Robien, sont un des grands thèmes de cette campagne.

Deux thèses opposent entre les deux candidats (pour plus de détails, consultez leurs sites et brochures) :

Gilles de Robien veut donner une envergure européenne à Amiens, tout comme, il disait qu’une ville n’était pas une ville s’il n’y avait pas une FNAC et un Zénith.

Il veut donc faire du quartier de la gare, un quartier du tertiaire  avec une importante priorité aux métiers d’avenir type informatique.

Il veut faire de nombreux chantiers favorisant cette vision du devenir d’Amiens. Il souhaite hisser au rang des grandes villes françaises voire européennes Amiens.

Gilles Demailly est assez modéré dans ses plaquettes sur le sujet des travaux. Il veut créer un nouveau quartier autour du pôle universitaire à la citadelle, par contre, des photos dans sa plaquette  sur la verrière, les résidences au pied de la cathédrale et d’une affichette « Investissons dans l’humain. Stop au béton » montrent qu’il souhaite temporiser voir arrêter les « grands travaux », pour se consacrer plus au quotidien des amiénois.

Pour les travaux, en cours, ils doivent être terminés et tout marché signé doit être honoré, cela peut paraître une évidence mais vu les arguments de certaines listes, il est bon de le rappeler.

Les Amiénois sont très mécontents des travaux car ils ont été mal gérés au niveau du planning, la multiplication des chantiers, l’inorganisation de la circulation pendant la durée des travaux, le sentiment que la précipitation de la réalisation des travaux avant les élections avait plus d’importance que la vie quotidienne des amiénois.

Les amiénois sont exaspérés par les embouteillages et ont le sentiment que rien ne va changer, pour l’avenir, les barricades de ferraille étant de fait remplacées par des trottoirs et le centre ville devient difficile d’accès.

Ce mécontentement ira-t-il jusqu’à un vote de protestation ?

En fait, il y a une vision sur le long terme et une vision plus dans l’immédiat.

Tout est question de priorités, faut-il travailler sur le long terme avec un espoir de créer une espèce de Silicon Valley ? ou au contraire faut-il se consacrer dans l’immédiat à l’amélioration de la ville, sans oublier le futur : lequel ? Gilles de Robien voit un futur sur les professions d’avenir dans l’informatique, les réseaux, Internet…, Gilles Demailly voit plus l’avenir vers les « produits locaux », c'est-à-dire profiter que nous sommes au cœur d’une région agricole qui a un rôle à tenir sur la biodiversité.

N’y a-t-il pas des priorités ? : il faudrait un débat – les Amiénois auront l’occasion de trancher ces deux thèses, en votant ce dimanche.

Blaise.

Les autres listes peuvent poster dans les commentaires leurs opinions.

Le site est ouvert à tous mais il n’est pas possible pour des raisons de temps de traiter les avis de toutes les listes.

 

03/03/2008

De Robien et Demailly et les ténors nationaux ?

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Avis préliminaire : la campagne municipale «bat son plein », pour le vote avoir lieu ce dimanche 09 mars 2007.

Deux listes seront présentes au second tour : de Robien- Demailly, peut-être d’autres mais cette semaine le blog n’évoquera que ces deux listes.

Les listes Modem et Fachon ont déjà été largement évoquées ici, ces listes n’apportent rien – j’ai déjà écrit ma déception sur la liste Modem et sur  sa tête de liste – une liste Modem ne s’imposait pas à Amiens. Madame Fachon  semble livrer un combat d’arrière garde contre son ancien colistier de Robien, les combats d’arrière garde !

Les lecteurs attirés par ces listes peuvent toujours mettre des post ou courriels à lafleur-blaiseOhotmail.fr(O est à remplacer par @ sinon invasion de spams,merci).

Il semblerait que notre ville (sauf manque d’informations) ne reçoive pas de ténors de la politique.

A moins que ce type de prestations soient prévues entre les deux tours, il semblerait que notre ville ne passionne pas les ténors de la politique française.

Pourtant, il ne peut être allégué, l’éloignement géographique de Paris.

Ou les deux candidats souhaitent ne pas « nationaliser » le débat.

Pour Gilles de Robien, cela se comprend, il met tout en œuvre pour faire croire que sa liste est apolitique, « mon parti, c’est Amiens » !

Par contre Gilles Demailly, qui reconnaît lui-même, que 30% des amiénois, ne le connaîtraient pas, aurait peut-être intérêt à créer un événement médiatique, mais avec qui ? Les courants et contre-courants sont nombreux au PS.

Tout au long de la semaine, nous évoquerons les  prises de position de ces deux listes, sur les grands sujets de la campagne.

Bien évidemment, les autres listes restent les bienvenues.

Blaise.

 
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