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13/05/2008

A Amiens : Darcos OUI ou Darcos NON ?

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Jeudi 15 mai, il y a grève et notamment des enseignants.

Que va faire la Ville d’Amiens ? Ouvrir un ou deux centres de loisirs pour permettre l’accueil traditionnel des enfants qui ne peuvent être gardés par des membres de la famille ou des nounous ?

Gilles Demailly va-t-il mettre en place le « service minimum » préconisé par Xavier Darcos ou au contraire comme Bertrand Delanoë s’y opposer ?

 

Si vous avez la réponse, merci de la donner.

En l’état, il semblerait que rien ne soit décidé – je suis conscient qu’il y a eu des ponts et que le mois de mai est un mois où il faut composer avec les jours fériés mais cela est prévu de longues dates !

Parents si vous avez une réponse dites-le !!!

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La Maison de la Culture d’Amiens et Mai 1968 :

Le Courrier Picard titre aujourd’hui : « La Maison de la culture d’Amiens emblème de mai 1968 ».

Que le parvis de la Macu soit un lieu de rassemblement rien de nouveau, même en 1968 !

Aujourd’hui, encore beaucoup de manifestations ont pour point de ralliement la Macu.

L’évènement important à la Macu en mai 1968, c’est la tentative de prise de pouvoir de l’institution par le Carquois. Pour les plus jeunes, le Carquois (à ses débuts) était une troupe de théâtre fondait par des enseignants, en particulier par Jacques Debary (oui, le père) qui a fini par une carrière à la télévision.

En 1968, Debary ne jouait plus au Carquois, le chef de troupe était Labarrière. Les acteurs de cette troupe avaient décidé d’envahir un soir la Maison de la Culture pour y faire des ateliers « populaires » de théâtre, peinture etc.

L’invasion a duré quelques heures et tout le monde au Commissariat.

Ce n’est peut-être pas l’évènement le plus important de mai 1968 à la Macu mais certainement plus que l’occupation du parvis !!

Blaise.

02/05/2008

Gilles Demailly où êtes-vous ?

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Voilà presque deux mois que le maire d’Amiens est élu, avec un beau score. Président d’Amiens-Métropole, il a donc tous les pouvoirs.

 

De plus, il est dans un environnement local favorable avec la région et le conseil général qui sont de gauche.

 

Je suis conscient qu’il ne peut tout faire en un mois, qu’il doit reprendre les dossiers.

Par contre, peu de choses transparaissent sur ses priorités ou son équipe « rapprochée. »

Qui est directeur de son cabinet ? Qui va remplacer Bacro ?

Sans attendre des coups médiatiques stériles, on peut se poser la question de savoir ses objectifs immédiats.

Certes, il faut donner du temps au temps comme disait le grand Tonton mais un peu plus de communication ne serait pas superflue !

Le JDA est toujours égal à lui-même, le site de la ville d’Amiens continue à faire état des grands projets de gilles de Robien !

Je ne veux pas être critique, impatient mais Gilles donnez-nous de vos nouvelles !!

Blaise.

Rien à voir directement avec cet article mais Mai 68 ne plaît pas, quelques étudiants colleurs d’affiches de Mai 68 ont été arrêtés. Je ne suis pas un fervent du collage sauvage, mais il semblerait des quelques affiches que j’ai vues en ville qu’ils ont collé des « copies » des affiches de Mai 68- il semblerait aussi que l’esprit « potache » ne soit plus de rigueur en 2008 !!!

23:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : demailly, maire, amiens

28/04/2008

Maxime Gremetz fait la Une !

La région et son président doivent être accablés des « interventions » de Maxime Gremetz.

N’ayant plus grande chose à craindre (a-t-il un jour craint quelque chose ou quelqu’un ?), il a fait un coup d éclats à la dernière réunion de la région.

Il est coutumier du fait et sa communication politique a souvent été émaillée de ce type d’interventions.

Il intervient sur tout, pour tous – utiles et efficaces ses démarches, l’histoire, non l’Histoire, le dira !

La politique de la région est peu connue ou en tout état de cause, mal connue.

Seules les esclandres de Maxime Gremetz, (Elodie Gossuin a aussi était très médiatique pour la région !) viennent « dynamiser » les travaux de cette institution.

Je ne connais pas suffisamment les pouvoirs de cette assemblée pour connaître les sanctions qui peuvent être prises à l’encontre de Maxime Gremetz mais ses comportements sont difficilement acceptables.

Il a 68 ans, une retraite confortable à la campagne ?

Blaise.

23/04/2008

Impressions de Mai 1968 d’un lycéen amiénois !

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En mai 1968, j’étais en 1° à la Cité scolaire et nous étions en grève !

Pour être franc, je ne saurais vraiment pas définir Nous. La télévision existait mais elle était la voix de la France, seules les radios appelées à l’époque périphériques, c'est-à-dire Europe 1 et RTL, donnaient un aperçu de la situation de Mai 68 dans le quartier latin à Paris.

Le Mouvement du 22 mars, nous était passé de côté. Alors, nous n’avions pas cours – qui était véritablement en grève, les professeurs, les lycéens, l’administration scolaire ?

Les professeurs tout aussi dépassés que nous par les événements essayent de nouer un dialogue avec nous – la chose n’était guère facile car nous avions quand même vécu, toute notre scolarité y compris à la Cité scolaire sous le règne du caporalisme !

C’est cela que le candidat Sarkozy semble ignorer lorsqu’il fait son discours, sur Mai 68, cause de tous les malheurs de la France. La majorité des lycéens et étudiants, puis après les ouvriers ne voulaient pas pendre haut et court, les professeurs, les employeurs, les recteurs, les ministres. Ils étaient las des petits chefs !

Un exemple de l’ambiance psycho rigide à la Cité (et ce n’était pas le lycée le plus draconien) : au bâtiment A, qui regroupait les élèves de 3°, seconde, première et terminales, les plus jeunes étaient au troisième étage. Les cours commençaient par exemple à quatorze heures mais la montée des escaliers pour les élèves de troisième qui étaient au troisième étage, commençait à 13h45. Si vous aviez quelques secondes de retard, vous deviez attendre que tous les élèves soient montés dans tous les étages pour aller au troisième. Résultat vous arriviez légèrement en retard en cours, ce qui vous obligeait à redescendre chercher un billet chez le surveillant général et à reprendre les cours – soit au plus vite à 14h15. Si vous aviez un prof règlement – règlement, lors d’une interrogation écrite vous étiez mal !!

Ces exemples d’autoritarisme peuvent être multipliés à l’infini.

Les profs qui avaient toujours connus ce régime dans leur grande majorité ne comprenaient pas. Des débats s’amorçaient mais sans grande conviction. Le sentiment pour les lycéens et les profs que le ciel nous était tombé sur la tête.

Dans le rang des profs quelques exceptions : Plon-Plon (ceux qui l’ont connu le reconnaîtront), le prof d’histoire – brillant, cultivé, lecteur assidu du journal le Monde, cette faculté de vous expliquer un point d’actualité en 10 minutes : « Monsieur, le franc vient d’être dévaluer, ça veut dire quoi ? » - et avec énergie, pédagogie, il vous expliquait la dévaluation du franc comme on explique comment jouer à un jeu de cartes. Il faisait partie de ceux qui avaient compris que « l’histoire bougeait ». Il y avait un autre prof, qui a marqué ses lycéens et ceux de la Cite, c’est Jean-Pierre Autret : professeur de français, acteur amateur au Carquois, il filmait avec une caméra super 8, les évènements amiénois.

Tout cela se passait dans un grand calme, dans une grande modération. Nous avions l’impression qu’il y avait deux « Mai 68 » - celui du quartier Latin que nous retrouvions le soir en rentrant chez nous avec la radio et notre « Mai 68 », des espèces de vacances avant l’heure.

J’ai réellement compris que Mai 68 était un mouvement plus profond que notre espèce de léthargie de collégien lorsque les mouvements ouvriers sont entrés dans le mouvement. Les transports étaient paralysés, les parents voyaient les files d’attente devant les magasins et commençaient à nous parler de la guerre !! De Gaulle, tout aussi surpris que nos profs de ce mouvement, allait voir Massu en Allemagne, Pompidou posait des jalons depuis l’Italie, pour se mettre à disposition quant à la gauche, elle ne savait que faire.

Voilà brossé à grands traits mes premiers souvenirs qui me reviennent quand je pense à Mai 68, aujourd’hui, mais il y en a bien d’autres...

Vos contributions sur le sujet sont les bienvenues.

Blaise.

10:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : mai 68, amiens, souvenirs

 
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